"Les sept samouraïs"

Un de mes films préférés.

Gaston Bachelard, auteur de "La psychanalyse du feu", explique que pour un père ou une mère, un des gestes primordiaux est d'apprendre à son enfant que le feu "ça brûle ! ". Mon père m'a emmené un jour voir "Les sept samouraïs" d'Akira Kurosawa...



Mon engouement pour le Japon me parait remonter ainsi à cette projection fondatrice.
Même si depuis des années j'ai esquissé d'autres explications, j'ai revu maintes et maintes fois ce film, depuis disponible en version longue.
J'ai lu des articles, des livres sur l'histoire du cinéma japonais, des interviews du "maître", acheté des versions commentées, notamment celle par Jean Douchet ( édité par LES FILMS DE MA VIE), j'en reste depuis des années à un choc premier. Ce film, comme pour moi, les "grandes" œuvres, détient en lui une multitude de niveaux de lecture, et ainsi une richesse, une densité. C'est ainsi un film :

  • Historique, relatant une période particulière du Japon,
  • Social, montrant les différents castes et les relations entre les hiérarchies existantes,
  • Humain, qui, à travers plusieurs parcours, décrit les errances, défaites, terreurs, espoirs, où, remplis d'attentes, villageois, apprentis, samouraïs, ou bandits luttent les uns contre les autres pour survire,
  • Plein de désir, les apprentis avec les maîtres, les jeunes paysannes avec les samouraïs, d'un père pour sa fille,
  • Efficace par le rythme de l'intrigue, devenu une référence comme film d''aventure, western et sciences-fictions,
  • Divertissant, exaltant, aux rythmes variés, alternant intimité villageoise et préparatifs de guerre, jusqu'à la bataille finale,
  • Esthétique par la qualité de l'image en noir & blanc, la manière de filmer, entre autres, les cavaliers au galop, les scènes de sous-bois, les plans larges sur le village...




Hay que ver al Kurosawa...no ?